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Sonora Labs s’investit dans le Green IT

 Par Carol Payrau  |   |  767  mots

 

Installée dans les Bouches-du-Rhône, à l’Arbois, la petite entreprise propose des solutions numériques qui ont une particularité : moins gourmandes en énergie, elles génèrent forcément moins de CO2. Le pilier de la start-up résidant en la création d’une box d’un jour nouveau, répondant au nom de Lola.

On l’ignore souvent, mais Internet génère son comptant de CO2. En cause, notamment, la climatisation utilisée dans les datacenters, représentant une partie non négligeable de la facture en énergie. Mais aussi, le fait que les voies impénétrables d’Internet passent par routeurs, répartiteurs… bref, par des infrastructures de communication complexes là encore énergivores, et impactant l’empreinte carbone.

C’est justement pour réduire la part d’émission de gaz à effets de serre des NTIC que la start-up Sonora Labs a vu le jour en mars dernier. Et pour y parvenir, la jeune entreprise a mis au point toute une stratégie s’articulant autour d’une série de solutions et services. Ceux-ci adressés au BtoB comme au BtoC. “Nous vendons de la commodité en ciblant deux publics : l’offre business tout d’abord, puisque nous proposons aux entreprises de l’hébergement de données, réalisons de l’audit afin de les accompagner dans leur démarche RSE en termes de TIC, de l’éco-conception de sites web“, explique Julien Tournier, l’un des fondateurs de Sonora Labs. Ledit hébergement de données ayant la spécificité d’être éco-responsable, dans la mesure où les datacenters sélectionnés par la start-up après benchmarking ont accompli une démarche écologique. Leur efficacité énergétique étant établie selon un indicateur nommé PUE, pour Power Usage Effectiveness. Sonora Labs propose ainsi aux entreprises trois formules d’abonnements mensuels en fonction notamment de la capacité de stockage choisie. Et compte pour l’heure une quinzaine de clients, en France et à l’étranger, parmi lesquels “une association en Afrique, une plateforme de Mooc en Australie, une agence de communication suisse… Notre objectif étant de développer davantage la partie service public et collectivités, dans la mesure où elles sont tenues à une certaine exemplarité en matière de RSE“.

Une box nommée Lola

Mais l’innovation centrale de la start-up réside en la conception d’une box d’un genre nouveau, adressée principalement au B to C et actuellement en fin de prototypage. Son petit nom : Lola. “Ce produit a vocation à devenir le pilier de notre infrastructure. Acquise à un prix qui devrait être fixé à 300 euros, elle consiste en un dispositif de stockage personnel dont une partie est opérée à distance comme un datacenter virtuel“. Un mini cloud à la maison, donc. Et dont le retour sur investissement devrait être rapide, dans la mesure où Lola hébergera également les données de tiers, ce qui génèrera des revenus pour tout détenteur d’une box. La répartition des données sera quant à elle pilotée par l’équipe de Sonora Labs. “Lola peut également se raccorder à la télévision et faire office de média center. Elle peut lire la musique, les vidéos, les photos… Nous travaillons pour l’heure à ajouter une composante voice control, pour que, outre l’application, Lola puisse se télécommander à la voix“, poursuit Julien Tournier. Le prototype devrait être finalisé à temps pour participer au CES de Las Vegas. “L’objectif étant de trouver là-bas des distributeurs et des acheteurs en nombre. Nous nous sommes fixés le seuil de 1 000 pré-commandes pour démarrer la phase d’industrialisation. Nous avons déjà des contacts avec un groupe d’hôteliers en Espagne et au Maroc”. Ces derniers intéressés par la perspective d’équiper leurs chambres en multimédia, donnant par là-même à l’établissement la vocation de datacenter. En somme, des infrastructures à bas coût qui peuvent leur rapporter gros.

Wetube, plateforme de vidéo éco-responsable

Enfin, dernière solution mise au point par Sonora Labs, une plateforme de lecture vidéo du nom de Wetube, comptant déjà 60 000 utilisateurs. Un clin d’œil à son homologue sise dans le giron de Google, elle beaucoup plus polluante. “Là où cette dernière utilise un bataillon de serveurs pour faire face au partage de vidéos en masse, nous exploitons quant à nous le peer to peer“. A savoir, pour les non-néophytes, un modèle de réseau informatique proche du modèle client-serveur mais où chaque client est aussi un serveur. Tout ceci préfigure ce qui se mettra peu à peu en place, quand on comptera dans les foyers et les entreprises une armada de Lola. A ce moment précis, l’équipe de Sonora Labs exploitera toutes ces box afin de réaliser, par ce biais aussi, l’hébergement des vidéos et des données en complément  de celui réalisé en datacenters éco-responsables. Un nouveau modèle de consommation collaborative est-il en train de voir le jour ?

 http://marseille.latribune.fr/innovation/2016-11-24/sonora-labs-s-investit-dans-le-green-it.html

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